Dernier défi pour la parole ardente et le désir
l'au-delà grandissant où l'amour conquiert l'épiderme du vent

Nous nous taisons

Tu regardes l'écume en contrebas
et cette écriture romane mangée par le sel
cette soif inassouvie

Nous nous taisons, et doucement je touche tes cheveux
de ces gestes que tu connais jusqu'à l'éternité

Des rochers viennent les odeurs de toute mer
on devine de l'autre côté des brumes le Médoc
la frontière en avant

Qui nous précède ainsi
qui nous rend haletants
nous qui ne possédons rien que des mains fissurées pour implorer l'aurore ?