Il faudrait dire tous les amis perdus, en allés peut-être dans la mort, on ne sait pas, on ne sait plus rien d’eux.
Elles occupent plusieurs albums, tu as rangé toutes ces images qu’on a gardées, celles d’avant notre enfance, de ceux de la famille qui nous ont précédés, du temps d’avant notre rencontre, et celles de notre histoire.
On va dans ce village, c’est encore, en ces temps, comme une expédition, voir les cousins. Qui ont aidé mes parents pendant la guerre, le lait, le beurre, toute la ferme à portée de moto.
C’est dans la petite église aux murs fissurés par les siècles, aux murs blanchis tant de fois par la chaux, et qui sommeille maintenant – l’église elle-même est un visage vieilli, comme blanchi des siècles, l’église est ridée de toutes les paroles versées en elle.