C’est un livre qui tient du roman, du récit, de l’enquête, un livre intime et pourtant au cœur du monde, un livre peut-être comme une trace fulgurante à ce moment de notre aventure humaine, et dont on se demande s’il peut être reçu, comme on dit, accepté quelque peu, tant il est à sa manière iconoclaste.
Nous nous tenons par la main
par le regard
par le chatoiement des visages
par la ténuité du vivant partagée sur le monde.
Tu marches près de moi
l’ombre de nos silhouettes va grandissante
D’où j’écris, l’horizon laisse voir la lumière
à travers les collines et les rideaux de pluie
bientôt le printemps et la nature en amour
qui va reprendre le cycle des vies précaires et tenaces.
Peur des douleurs, peur de la mort
peur des jours amenuisés qui s’en viennent
peur banale de l’âge
La lumière de l’hiver
comme une révélation
Dehors, les enfants jouent
parmi les fleurs et la lumière d’avant-printemps,
et leurs visages donnent de la lumière au monde,
C’est l’automne. Dans cette terre à l’écart
des villages de Saintonge,
Une femme sourit,
et c’est l’évidence soudain, l’avenir offert du monde,
La douce ballade des instants dans la mémoire,