Les mots ne changent rien
ils font comme une mousse
qui scintille aux yeux des hommes sur le monde,
On ne sait pas les mots,
ils émergent du corps,
survivants du silence,
Elle dit : “ J’ai du courage... ”, elle traverse la cour, “ Oui, j’ai du courage ”, elle vient d’apprendre que son mari est mort.
C’est une bribe très lointaine dans la mémoire, qu’on a sauvée sans le savoir du grand recouvrement du temps.