Peur des douleurs, peur de la mort
peur des jours amenuisés qui s’en viennent
peur banale de l’âge
Nous sommes partis de Parapat, quelques kilomètres sur un bateau bien chargé, et l’on arrive à Samosir, l’île au milieu de cet immense cratère volcanique devenu ce lac Toba, de cent kilomètres de long, berceau de la culture des Toba-Batak.
C’est la lumière de l’hiver encore, juste diaphane, qui hésite entre le brouillard et le soleil, entre le songe et le réel.
C’est autrefois, il y a bien un quart de siècle, et c’est tout près pourtant. C’est le matin très tôt, il fait très doux dans le premier soleil.
Pluie d’hiver, tout le jour. La pluie fait le gris sur le monde, je vois au loin le rideau d’arbres qu’elle efface presque.
La lumière de l’hiver
comme une révélation
La ville est proche de l’Adriatique, on va vers elle dans le plat de la terre. Et l’on se dit que le site était indéfendable. Et l’on se demande comment elle a pu devenir la capitale byzantine de l’Occident.
Dehors, les enfants jouent
parmi les fleurs et la lumière d’avant-printemps,
et leurs visages donnent de la lumière au monde,
C’est à l’hôpital, dans le dédale des couloirs, au travers des portes qu’on pousse, l’hôpital, c’est un univers étalé, anonyme, aux repères flous.
C’est l’automne. Dans cette terre à l’écart
des villages de Saintonge,
C’est un cyclone qui passe sur une île et qui dévaste tout ce que les hommes ont bâti là, c’est une voiture qui fonce dans la foule et fait grandir la mort sur son passage
Terminons notre parcours des visages byzantins par des vues de Géorgie, qui vont du XIVe au XVIIe siècles.
Ce quatrième périple dans les visages byzantins est entièrement consacré à des images du XIVe siècle, et principalement à des vues en provenance de Saint-Sauveur in Chora, à Istanbul.
Continuons notre parcours des visages, pour la période des XIe et XIIe siècles, sur les terres turques et géorgiennes, aussi bien dans des lieux retirés que dans des ensembles patrimoniaux plus importants.
Second parcours des visages et des icônes, dans la période du IXe au XIe siècles, en Géorgie, c’est-à-dire sur des terres orthodoxes, mais bien éloignées du centre byzantin qu’était Constantinople.
Les images, on le sait, ont été un enjeu crucial dès les débuts de l’ère chrétienne. Le christianisme émergent s’est beaucoup méfié des images et de l’idolâtrie qu’elles suscitaient, mais les a aussi beaucoup développées, notamment à travers les icônes.